Ma-a-a-a-a viiiiiiiiiiiiie, ma-a-a-a-a-a vieee


Puisqu'il faut commencer par le début, je suis né à Genève, en juillet 1971. Le 30, si vous voulez m'envoyer un cadeau, un bijou, un chèque, une fleur, un carambar, un poing dans la gueule.

Après de brillantes études... oui bon je sais, ça fait prétentieux d'écrire ça, mais ça impressionne pas mal de monde. Donc, après de brillantes études... je me lance dans le one-man-show. Le premier est créé en 1994 au Petit théâtre de la Vièze, à Monthey, en 1994. Il s'appelle
C'est pas drôle, et je devais m'apercevoir avec quelques années de recul que tout compte fait, il ne portait pas si mal son nom.

Ce spectacle me permet néanmoins d'obtenir la même année
Le prix coup de coeur de "Nouvelles scènes" qui s'appelait à l'époque "Prix Romandie du spectacle". Le Grand Prix est quant à lui remporté par Thierry Romanens (nous sommes en froid depuis).

Remarqué par un producteur radio, je me mets à écrire quelques chroniques pour la radio, dans l'émission Baraka. C'est mon premier contact avec la radio, media qui permet, me l'a-t-on dit plus tard, à mon physique avantageux de s'exprimer pleinement.

Ravagé par le trac, j'abandonne ensuite le one-man-show en 1995. J'enseigne un temps la physique à des marmots pour gagner ma croûte, puisque c'est mon premier métier. "Comment on passe de la physique à la scène?" est la question qu'on m'a le plus souvent posée. Réponse: parce qu'on a
envie.

En 1996, je suis engagé par Patrick Nordmann dans l'émission phare de la radio romande,
Les Dicodeurs. J'y rencontre plein de gens intéressants, Patrick Lapp, Claude-Inga Barbey, les Chasseurs en Exil (Kaya Güner et Frédéric Gérard), Daniel Rausis, Pascal Vincent, Didier Gendraud. C'est agréable de fréquenter des gens qui ont du talent.

Une année plus tard, Lova Golovtchiner m'engage au
Fond de la Corbeille à la Télévision suisse romande. Raoul Riesen, Jean-Charles, Lolita et les autres sont des gens que j'ai eu la chance de rencontrer. Comme un petit gamin, j'aime bien admirer les gens, surtout quand ils sont intelligents et drôles.

Comme l'envie de faire de la scène ne m'avait jamais tout à fait quitté, je profite de ce qu'il ne se passe pas grand-chose durant l'été 1997 (enfin, je ne me rappelle plus très bien) pour écrire un nouveau one-man-show,
"C'est surtout triste pour les gamins", créé à Lausanne au Vide-Poche en mars de l'année suivante. Ce spectacle, mis en scène par Jean-Luc Barbezat, me permet de commencer à apprivoiser gentiment la scène, à en avoir moins peur, même si 95% des gens du métier me disent encore à cette époque: "de toute façon, tu n'es pas comédien" (les gens sont gentils).

En 1999, j'arrête le Fond de la Corbeille, émission dans laquelle je n'ai jamais réussi à trouver mes marques, et participe en fin d'année à la
Revue de Cuche et Barbezat. J'y interprète le concierge du théâtre. C'est drôle, efficace, la confiance en moi commence à s'installer gentiment dans ma petite tête tourmentée de douteur professionnel.

Marié en 2000 (ça porte bonheur, c'est moi qui vous le dis), je crée en septembre de la même année au Petithéâtre de Sion mon troisième one-man-show, avec une mise en scène de François Marin:
"La Haute Cime". Ce spectacle très théâtral, à la fois drôle et triste, où j'interprétais un randonneur à la fois prétentieux et déprimé, divise le public : il y a ceux qui aiment, et ceux qui détestent. Moi, j'ai aimé et ce spectacle occupe une place à part dans mon quoi?

De 2001 à 2004, je tiens une chronique hebdomadaire dans le Matin Dimanche, sur l'actualité écoulée, intitulée
"la semaine de Donnet-Monay". C'est là qu'on peut se dire qu'on a vraiment réussi, dans la vie, dans sa région du monde, c'est quand on a quelque part une rubrique dans la presse qui s'appelle: "la semaine de moi". C'était chouette.

Quelques petites collaborations à gauche à droite, pour la télé, la radio (des chroniques pour Expo.02 notamment), mon petit commerce d'amuseur public (comme disent les gens qui nous méprisent) commence à prendre de l'ampleur et j'en vis désormais bien. Et surtout, ça m'amuse toujours autant. Au fond, qu'est-ce que je ferai quand tout s'arrêtera? Un essai d'animation radio catastrophique en été 2002 me convainc que je ne sais pas tout faire.

Après avoir mis au monde un enfant (en fait, surtout ma femme), je crée un quatrième one-man-show en mai 2003:
"Complètement épanoui", au Casino de Rolle et au théâtre de Beausobre. C'est un succès, mais une critique mitigée dans la presse me persuade que je dois travailler encore. C'est ce que je fais durant l'été 2003, et fais ensuite une magnifique tournée avec ce spectacle, qui m'emmène en France, en Belgique, au Québec.

J'obtiens avec ce spectacle le
Grand Prix de l'humour au Festival de Saint-Gervais en France. Je joue au Reservoir à Paris devant 200 personnes (dont 2 de ma famille) avec un grand succès, ce qui me permet de gagner mon ticket pour le festival Juste-Pour-Rire, au Québec, où je joue en été 2004 et rencontre Laurent Gerra, Dieudonné, et autres stars. Ça continue à m'amuser.

J'ai aussi la chance de jouer ce spectacle au théâtre Boulimie à Lausanne, au théâtre Benno Besson à Yverdon ou dans d'autres lieux prestigieux (j'en oublie). On me donne un deuxième Grand Prix en 2005 (les gens sont gentils) au festival de Morges-sous-rire, que je partage avec un Français, François-Xavier Demaison, lui aussi reconverti d'un métier sérieux.

Cinq jours après avoir donné la dernière représentation de ce spectacle, à l'auditorium Stravinski, je crée en décembre 2005 au Théâtre de Valère à Sion mon 5e one-man-show, un de ceux que je préfère :
"Au Soleil", avec de nouveau comme le précédent et je n'en ai pas encore parlé, une mise en scène de Patrick Lapp. J'ai sans doute plus appris en travaillant 5 minutes avec lui qu'en 10 ans de réflexion solitaire.

En 2005 aussi, après avoir eu un 2e enfant, je suis engagé par l'équipe de Bergamote pour participer à leur prochain spectacle. Créé en mai 2006 au théâtre de Carouge,
"le Modern" attire 10'000 spectateurs en un mois, puis tourne dans toute la Suisse romande. C'est une chouette expérience pour moi. Plus de 100 représentations en 1 année et demie pour ces deux derniers spectacles.

Pendant l'été 2007, après avoir décidé de simplifier mon nom (peut-être pas la meilleure idée de ma vie), je joue le rôle d'un dentiste dans une nouvelle série de la TSR
"Petits déballages entre amis", qui est diffusée dès l'automne 2008. J'arrête les Dicodeurs au mois de décembre, et prépare avec l’équipe de Bergamote, mais sans Patrick Lapp et avec quelques comédiens supplémentaires comme Anne Durand, Séverine Bujard ou Daniel Wolf, un nouveau spectacle tiré du roman de Claude-Inga: "Les petits arrangements", que nous créons au théâtre de Valère à Sion en mai 2008.

Puis, nous créons au cours de cette année folle pour moi un autre spectacle, une sorte de best-of de Bergamote :
"Morceaux choisis" que nous jouons en alternance Doris Ittig et moi.

En novembre 2008, je crée mon nouveau spectacle au théâtre du Passage à Neuchâtel. Le titre?
"Attention!" Ce spectacle obtient au festival de Morges-sous-rire de 2009 le Grand Prix du Jury Raymond Devos, c’est dire si ça vaut la peine de le voir. Il est toujours en tournée!

En 2010 je joue dans une pièce de boulevard, genre que je n’aime pas particulièrement et qui me le rendra bien. Mais la saison se poursuit surtout avec une pièce formidable:
"Le tour du monde en 80 jours": créé à Boulimie à Lausanne, il est joué plus de 50 fois à guichets fermés et aurait pu se jouer beaucoup, beaucoup plus longtemps encore! Quand tout se conjugue à merveille, une pièce bien écrite, une équipe de copains qui s’amusent, le succès public et le succès critique, on comprend pourquoi on fait ce métier!

Enfin, création en 2013 à la Grenette de Vevey de
"Marc Donnet-Monay transmet sa joie", mis en scène par Jean-Luc Barbezat, qui obtient en juin le prix SSA du meilleur spectacle d’humour 2012-2013. Toujours en tournée!